Écrivain et illustrateur belge de littérature jeunesse, Pascal Nottet est connu sous un pseudonyme qui doit faire sourire les anglophones : Rascal. Il a reçu le grand prix triennal de Littérature de jeunesse de la Communauté
française 2009-2012. Ses albums, publiés par "l'école des loisirs", sont appréciés pour l’ambiguïté qu’ils entretiennent. Dans ceux-ci, il revisite quelques fois des contes traditionnels (Le petit chaperon rouge[1]) et d'autres fois, il décrit des voyages initiatiques (Le voyage d’Oregon[2]). Ses textes mettent en scène des questions existentielles de thèmes tels que les origines, l’enfance et le destin.
[1] Rascal. (2002). Le petit chaperon rouge. Paris : Pastel, l’école des loisirs.
[2] Joos, L. et Rascal (1993). Le voyage d’Oregon. Paris : Pastel, l’école des loisirs.
«Je ne veux pas dire ou raconter, j’espère juste être capable de transmettre une émotion. C’est mon seul souci. J’écris des histoires d’enfance. Brèves et poétiques comme le sont les saisons qui passent.»[1]
Nombre de ses albums offrent multiples interprétations. Celles-ci sont source d’échange entre les lecteurs. Or, le dialogue donne du sens aux apprentissages. Il est beaucoup plus intéressant pour un élève d’entendre un condisciple proposer un point de vue totalement différent du sien, que de l’entendre par le professeur.
«Je n’ai jamais babillé dans mes histoires. Je n’aime pas cela. Dans les livres comme dans la vie. Je considère l’enfant comme un être complet. En construction, mais complet. Tout comme moi. »[1]
Lors de la rencontre-débat organisée par la Haute École Charlemagne, j’ai eu l’opportunité de faire sa connaissance. Il se plaît à raconter cette anecdote qui l’a particulièrement touché : une jeune lectrice lui a dit un jour qu’elle aimait ses histoires parce qu’elles étaient tristes et gaies à la fois. Comme il feignait de ne pas comprendre son propos, elle ajouta: « Hé, Rascal ! T’es bête ou quoi ? C’est comme dans la vie ! ».
«J’écris les choses. Sans tralala, ni fioritures, ni mensonges, je l’avoue. L’enfant n’est pas dupe de la dureté du monde. De la complexité des sentiments.»[1]
[1] Rayet, M. (2012). Le monde de Rascal. Paris : Pastel, l’école des loisirs.
